Droits et enjeux de la communication par Normand Landry aux Presses de l’Université du Québec.
L’accès au livre est payant, mais il est possible de le “feuilleter” dans Internet.
Droits et enjeux de la communication par Normand Landry aux Presses de l’Université du Québec.
L’accès au livre est payant, mais il est possible de le “feuilleter” dans Internet.
Je tiens à souligner l’excellent guide sur le droit d’auteur des bibliothèques de l’Université de Montréal.
J’ai pu le parcourir rapidement et il me semble très complet, accessible et pertinent. Bravo !
Il y a de ces moments qui rendent des doctorants nerveux… comme découvrir une archive ouverte de documentation en économie (RePEc pour Research Papers in Economics) qui semble contenir des tonnes de documents pertinents pour son domaine, soit sur le domaine des licences en droit d’auteur, soit l’analyse économique du droit d’auteur.
Pas de pitié pour les doctorants !
Tombé par hazard sur l’initiative ShareLex lors d’une présentation à l’ACFAS sur la science ouverte (voir le mot-clic sur twitter #scienceouv).
Je leur ai proposé deux lectures, mon mémoire en droit et une version en ébauche d’un article scientifique de celui-ci:
- Charbonneau, Olivier (2008) La jurisprudence en accès libre à l’ère du contenu généré par les usagers. Mémoire de maîtrise en droit, Université de Montréal.
- Charbonneau, Olivier (2009) Collaboration and open access to Law: How can Web 2.0 technologies help us understand the law? Potchefstroom Electronic Law Journal . (Submitted)
Suite à la lecture du cahier spécial du Devoir de cette fin-de-semaine consacré aux municipalités et surtout à un livre blanc qui déraille une réflexion du domaine, j’ai été intrigué par le choix du “numérique” comme une des 4 “tendances mondiales” à surveiller.
Or, voici le contenu de la section sur le numérique dudit livre blanc (p. 23) :
5.2. L’expansion diffuse du numérique
La montée fulgurante des technologies numériques dans les sphères de la vie privée et publique influence considérablement le rythme et la nature des transformations socioéconomiques. En quelques années, Internet s’est imposé comme une plateforme d’échanges sans précédent dans l’histoire à tel point qu’un nombre incalculable d’activités humaines en dépend.
Le territoire numérique s’étend inexorablement. Puces, capteurs, appareils intelligents équipent l’espace et fournissent un flux incessant d’informations géolocalisées que des programmes et algorithmes croisent et analysent rapidement et à faible coût. Un potentiel d’innovation est ainsi disponible pouvant servir autant les institutions, l’entreprise privée que les citoyens. La municipalité peut s’en servir pour améliorer les services existants, pour en fournir de nouveaux ou pour mieux les adapter à des clientèles ou des secteurs particuliers. L’aménagement du territoire, la mobilité, l’utilisation des équipements, le niveau de satisfaction des usagers, la signalisation de bris ou de problèmes, les services aux personnes âgées et bien d’autres domaines peuvent être touchés.
Le numérique c’est aussi un espace de participation qui redéfinit même le concept d’innovation. Moins cantonnée à l’intérieur des organisations, l’innovation se décentralise grâce aux réseaux et implique l’usager dans la conception des solutions. Cette tendance concerne aussi les municipalités comme institutions puisque les citoyens peuvent être les coauteurs des réponses à leurs besoins. Il y a là un potentiel de nouvelles idées, de créativité, mais aussi une valorisation d’une participation constructive et un élargissement de l’espace de la démocratie.
Sans être une panacée, le numérique apporte des solutions et de nouvelles perspectives. Les approches peuvent varier et évoluer, l’institution municipale peut difficilement ignorer ce nouvel espace dans la municipalité, les réseaux qui l’irriguent et les communautés qui l’animent
Plus loin, à la page 64, nous retrouvons ce qui suit:
11.6. L’innovation sociale et le numérique : municipalité plus créative
Plus créative, la municipalité de demain valorise l’innovation sociale dans son milieu. Elle innove en sachant identifier ses propres forces, les atouts locaux uniques à son territoire, sa culture et sa population et en mettant en valeur ce qui lui est propre et distinctif. Elle s’inspire des succès mais évite les écueils de la standardisation que créent les solutions en vogue.
Elle saisit le potentiel des technologies numériques pour valoriser les idées et le talent de ses citoyens. Elle intègre ces technologies pour saisir les besoins en temps réel, optimiser ses services et communiquer directement avec le citoyen.
Elle s’adapte aux défis du vieillissement, de la diversité sociale et des changements climatiques par une capacité de capter rapidement les besoins, de mobiliser de façon intégrée une gamme de services et de réponses.
La municipalité s’appuie sur une expertise renouvelée en communication pour innover dans ses façons de rejoindre les citoyens, susciter la participation et expliquer les décisions du conseil municipal. Elle se rend accessible parce qu’elle croit dans la transparence et dans l’appropriation par les citoyens de leur milieu de vie.
6e engagement : Municipalité plus créative recommandations
26) Que les élus municipaux favorisent l’innovation provenant de l’expertise interne de l’institution municipale mais aussi en valorisant celle issue de la communauté. À cet effet,qu’ils visent à:
•Valoriser l’apport citoyen par le biais des technologies numériques,pour saisir les besoins,interagir directement avec les citoyens pour améliorer et adapter les services;
•Renforcerlescapacitésde communicationetde contenu d’informationet favoriser la transparence comme un «gouvernement ouvert»;
•Renouvelersaconnaissance fineduterritoireetdelapopulationparlagéolocalisation
27) Que le milieu municipal favorise une culture d’excellence et d’innovation en documentant et en diffusant les succès et la distinction en accordant une importance à leur contextualisation.
28) Que le gouvernement du Québec améliore la desserte de l’ensemble du territoire habité en technologie numérique et en téléphonie en suivant des standards nord-américains comparables
Ils ne sont pas aussi visionnaires que nos amis de Québec Ouvert,mais c’est un début. Peut-être s’agit-il d’un point d’encrage pour de nouvelles initiatives ?
Michael Geist annonce la publication d’un livrel sous Creative Commons à propos des 5 jugements de la Cour suprême du Canada l’été dernier, aussi connu par les intimes comme étant la pentalogie de l’utilisation équitable.
L’ouvrage est constitué d’un bouquet de 14 articles, dont plusieurs noms connus, et est édité par l’éditeur universitaire. Intéressante progression que de pouvoir acheter ledit livre savant en format papier mais aussi l’obtenir gratuitement (lien PDF) via licence libre :
Voici la vidéo de la conférence que j’ai annoncé il y a quelques jours:
Aussi d’intérêt, cette autre présentation dans le cadre d’un cours de communication à l’Université Concordia (donc en anglais), sur le sujet de la réforme du droit d’auteur :
Un jours, j’aurai la chance de prononcer ces conférences en Français et de les mettre sur mon blogue !
Le 7 mai prochain à 14h30, je vais participer au colloque de l’ACFAS sur l’accès libre à la science pour parler de mon blogue. En fait, saviez-vous que le billet que vous êtes en train de lire constitue précisément mon 2000e texte sur culturelibre.ca ? Aussi, ayant lancé mon blogue le 26 avril 2005, il aura 8 ans dans moins de 2 semaines !
Au début, j’avais une approche borgésienne, je me disais qu’à force de répondre à des questions sur le droit d’auteur, j’aurai pu résoudre la plupart des questions bibliothéconomiques sur le sujet… il faut dire que je ne me suis pas consacré uniquement au service de la communauté, découvrant que les bibliothécaires préfèrent des échanges plus humains (et ce qui explique
probablement que je ne reçois pas beaucoup de commentaires).
Depuis que j’ai intégré le programme de doctorat à la Faculté de droit de l’Univeristé de Montréal, le ton et le contenu a sensiblement changé. J’y consigne des résumés de lecture, des conférences et autres bribes académiques. Il s’agit de cela dont je veux parler, mais aussi du devoir de réserve du doctorant qui doit préserver sa thèse pour son comité… Au fait, deux billets récents sur les blogues de doctorants :
- Blog de science et doctorat: Un atout pour votre carrière scientifique (Laurence Bianchini, le vendredi 5 avril 2013 sur MyScienceWork.com)
- Why grad schools should require students to blog (par Maria Konnikova, 12 avril 2013 sur son blogue du Scientific American)
Finalement, je réfléchis aux cadres théoriques à citer pour ma présentation. Voir à ce sujet ce billet sur OutFind.ca,mon autre blogue “de travail” en anglais, qui expose certaines théories sur
l’interaction entre chercheurs…
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Darnton, Robert “What is the history of books? Revisited” in Modern Intellectual History, 4,3(2007), pp. 495–508 2007, Cambridge University Press http://www.tlu.ee/files/arts/5911/Darnt54ab2def2c75a6d8fe64ed62efc3cb84.pdf
doi:10.1017/S1479244307001370
Au plaisir de
vous voir à Québec les 6 au 8 mai prochain au congrès de
l’ACFAS !
Le Centre du droit des affaires et du commerce International de l’Université de Montréal m’a invité à prononcer une conférence midi sur le sujet de ma thèse doctorale. Seul détail, cette présentation s’adresse à des étudiantEs internationaux de passage à l’Université de Montréal et sera donc en anglais…

Voici le sommaire:
Copyright, caught in a digital maelstrom of perpetual reform and shifting commercial practices, exacerbates tensions between cultural stakeholders. On the one hand, copyright seems to be drowned in Canada and the USA by the role reserved to exceptions by the legislature and the courts granted to certain institutions. On the other, these institutions, such as libraries, are keen to navigate digital environments by allocating their acquisitions budgets to digital works.
Beyond the paradigm shifts brought by digital technologies, one must recognize the conceptual paradox surrounding digital copyrighted works. In economic terms, they behave naturally as public goods, while copyright attempts to restore their rivalrousness and excludability. Within this paradox lies tension, between the aggregate social wealth spread by a work and its commoditized value, between network effects and reserved rights. How can markets emerge if we are not able to resolve this tension?
After discussing some theoretical aspects described above, this paper will attempt to cast new light on user rights (as posited by the Supreme Court of Canada in 2004) and other emerging concepts in copyright. In particular, the making available right will be analysed from the perspective of the library community. The goal is to express how libraries can fit in a distribution chain of cultural products through the two copyright tools at their disposal: licences/limitations and exceptions.
La conférence midi aura lieu au local A9445 du pavillion Maximilien Carron.