Commentaires

2 commentaires pour “Copyright Journal : une revue académique ouverte”

Robin

2 août 2005 à 0 h 06 min

Je dois être naïf ou bien lent ce soir, mais je n’avais jamais pensé à M. Geist comme un apôtre de la fondation Creative Commons. Mais tu dis bien clairement « mouvement » – alors j’en suis d’autant plus confu. Bien, il utilise la licence Attribution 2.0, il a mentionné le lancement des versions canadiennes, mais au delà ? Si tu voulais dire que c’est un ardent défenseur d’équité des droits, alors nous sommes d’accord.

Olivier Charbonneau

2 août 2005 à 8 h 32 min

J’ai toujours perçu M. Geist comme travaillant dans les coulisses du projet creative commons. Je peux comprendre qu’il ne s’implique pas nécessairement dans l’avancement au quotidien du projet, mais il s’affiche clairement comme étant dans ce camp là. D’où mon appelation d’apôtre… Si j’en crois les conversations que j’ai eu avec des gens qui gravitent dans ces shpères, il a fait venir le projet à l’Université d’Ottawa – ce qui n’est pas une mince affaire !

Pour ce qui est de la désignation du projet cc par le terme « mouvement » – en tant que bibliothécaire, je me permet la faute classique d’associer des concepts qui ne vont pas nécessairement ensemble. Je m’explique. En mon sens, le but du projet Creative Commons est de proposer une licence générique pour faciliter l’octroi de licences d’utilisation à du contenu en ligne. Il s’agit d’un revers à la situation ambigũe suite au jugement Télédirect (CAF, 1997) sur la protection des banques de données – qui indique qu’une banque de données (compilation de faits) n’est pas protégée par le droit d’auteur et qu’une protection passe nécessairement par la signature d’un contrat d’utilisation ou licence.

Or, les compagnies de contenu ont étendu cette pratique à presque toutes les sphères du monde digital – jusqu’au point de faire inclure une disposition au rapport Bulte (2004) qui obligerais potentiellement les écoles canadiennes à payer des frais de licence pour du contenu disponible sur le web. Ces facteurs, combinés à d’autres événements (plus anciens) aux USA ont possé plusieurs groupes à lancer des projets pour renverser la donne. Citons en vrac les logiciels open source / free software / GNU, le « self-archiving », les « institutional repositories », le « open access » et le « science commons ». J’ai tendance à les percevoir comme des vecteurs distincts d’un mouvement plus large… Les missions sont similaires, les moyens et les objectifs aussi…

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