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Unir ses forces pour le libre accès

L’UNESCO annonce la création d’une coalition internationale des plate-formes en libre accès d’écrits scientifiques.

At a session organized by UNESCO on 8th April at the WSIS Forum 2019 in Geneva,  coordinators of six platforms – AmeliCAAJOLÉruditJ-STAGEOpenEdition, and SciELO Network agreed to join forces to democratize scientific knowledge following a multicultural, multi-thematic and multi-lingual approach. The Global Alliance of Open Access Scholarly Communication Platforms (GLOALL) was launched with a recognition of the principle that scientific and scholarly knowledge is a global public good essential for the achievement of the UN Sustainable Development Goals. The session directly addressed WSIS action line C3 on Access to Information and Knowledge and action line C7 on E-Science.

Source: UNESCO

L’initiative découle d’un panel dans le cadre du programme du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI, WSIS en anglais) de l’Union international des télécommunications le 8 avril dernier. L’objectif de la rencontre, qui célèbre son 10e anniversaire, consiste à saisir les technologies de l’information et de la communication au service de la réalisation des Objectifs de développement durable. L’initiative GLOALL s’inscrit dans les orientations « C3 » (accès à l’information et la connaissance) et « C7 » (Applications — eScience) du plan d’action du SMSI.

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Quelques réflexions concernant Wikimedia Commons

Hier, j’ai eu l’immense plaisir d’animer une table ronde autour du thème des Usages de Wikimédia Commons dans le cadre de l’exposition « Conrad Poirier. photoreporter (1912-1968) : Valoriser les biens communs du domaine public » au Carrefour des arts et des sciences du Pavillon Lionel-Groulx de l’Université de Montréal, de 13h à 16h.

Avant de poursuivre, je veux expliquer ce qu’est Wikimédia Commons… Tout le monde connaît Wikipedia, l’encyclopédie libre, ouverte, collaborative et organique où n’importe qui peut créer un compte et en éditer le contenu. Wikipedia est l’un des multiples projets de la Wikimedia Foundation, basé en Floride aux USA. Wikimedia Commons est l’un des multiples projets de la Wikimedia Foundation. Il s’agit du dépôt numérique pour des objets pouvant faire l’objet d’une diffusion libre dans Internet. Ainsi, il est possible d’y verser des oeuvres numériques tant que vous possédez des droits suffisants pour le faire. Ainsi, vous pouvez y verser des photos et d’autres objets (mais, en réalité, il fut surtout question de photos).

Donc, parlons de la table ronde d’hier. J’ai compté entre 35 et 40 participants sur place, composé de beaucoup de professionnels de l’information de divers horizons, ainsi qu’entre 15 et 20 participants à distance. Il faut dire que l’un de ces derniers était une classe entière d’étudiant.e.s en technique de la documentation à Trois-Rivières – nous pouvons facilement dire que nous étions probablement près d’une centaines de participants sur place ou virtuellement – un réel succès !

Chacun des trois panélistes disposait de 20 minutes pour présenter son projet, suivi d’une période de question de 10 minutes. Suite à une pause pour visiter l’exposition consacrée à l’oeuvre de Conrad Poirier (qui est dans le domaine public sous l’égide de la Division de la gestion des documents et des archives – DGDA – de l’Université de Montréal) et de précieux biscuits, nous avons discuté de certains thèmes pour la seconde moitié de l’événement.

Lëa-Kim Châteauneuf, bibliothécaire dans le réseau de la Ville de Montréal et Vice-présidente (bénévole) de Wikimedia Canada nous a présenté certaines initiatives personnelles pour enrichir les fonds du projet d’archive ouverte d’objets numérique. Spécifiquement, il s’agit de son projet de recensement de bibliothèques publiques (géolocalisation et photographie des lieux), son projet tapis rouge (pour fournir des photos de québécois.e.s notables à Wikimedia Commons) et de la création d’un pour la prise de photos lors d’événements comme les Salons du livre. Il fut question, entre autres, du processus communautaire de médiation des demandes de retrait de contenu à Wikimedia, le système OTRS ou Open-source Ticket Request System. Léa-Kim nous a également proposé une démonstration du dépôt de deux photos dans Wikimedia Commons suite à la pause.

Florian Daveau est archiviste-coordonnateur à BAnQ dans le Vieux-Montréal (site Viger) et présenté le succès retentissant du versement d’une sélection de photos et documents numériques de la part des archives de BAnQ dans Wikimedia Commons, qui furent visionnées plus de 153 millions de fois ! Florian a touché à plusieurs points, mais j’ai noté en particulier que la décision fut prise de verser uniquement une portion du matériel détenu dans les fonds concernés par le projet de versement. En fait, la décision fut celle des professionnels du projet, afin de concentrer l’attention de la communauté autour d’objets numériques porteurs de mémoire et illustrant la valeur patrimoniale. Outre l’intérêt d’un outil de versement automatisé, cette question de la « quantité » d’objets à versé s’insère dans la stratégie de diffusion afin d’habiliter une communauté à embrasser les objets numériques de nos collections.

Michel Champagne est archiviste à la DGDA de l’Université de Montréal et responsable de l’acquisition et du traitement des archives historiques. Michel nous a présenté les projets de diffusion d’archives historiques des fonds détenus par l’Université de Montréal, surtout par le travail de stagiaires et de la petite équipe de la DGDA. Il fut question du dépôt d’une sélection de photos, où Wikimedia Commons fut positionné comme l’un des multiples vecteurs pour diffuser les archives à l’instar de Flickr, Twitter, Facebook… en ce sens, l’idée de la sélection et l’arrangement des oeuvres à diffuser, qui s’inscrit dans la stratégie globale de diffusion, permet de bonifier l’accès aux archives tout en confirmant la stratégie de diffusion institutionnelle. Par ailleurs, Michel a fait état de guides détaillés pour le versement d’objets numériques, ces guides a suscité un vif intérêt de la salle et nous espérons pouvoir y avoir accès pour partager les acquis de cette équipe innovante suite à cette expérience de diffusion.

Mon rôle fut d’animer la conversation après la pause. J’ai noté certains thèmes qui méritaient, selon moi, d’âtre explorés. En premier lieu, il fut beaucoup question de risques – ceux appréhendés avant la diffusion et ceux qui se sont manifestés. Outre quelques exceptions, il faut noter que la diffusion des archives historiques fut l’occasion de recevoir des commentaires de la communauté afin d’enrichir les métadonnées d’instances. Le scénario catastrophe d’une volée de bois vert ne s’est pas manifestée, la réalité fut bien l’inverse. Il se peut que la judicieuse (pré)sélection des objets à diffuser par des professionnels aurait contribué à cette réception vertueuse et chaleureuse de la part de la communauté.

La réalité fut légèrement différente pour les objets représentant des sujets vivants, ayant dans certains cas demandés le retrait du contenu par le truchement du système OTRS. Sur ce point, les panélistes ont exploré la frontière entre la liberté d’action institutionnelle (lié à la liberté d’expression) dans un contexte où le droit d’auteur ou le droit à l’image du sujet de la photo est en cause. En fait, comment recevoir un refus ou la revendication qui serait contraire à la position institutionnelle concernant le statut du droit d’auteur ou du droit à l’image. Cette zone grise fut le théâtre de beaucoup de réflexions.

J’avais également noté certains autres sujets desquels nous n’avons pas eu le temps d’explorer. Par exemple, comment « mesurer » la visibilité ou l’impact d’un dépôt; comment discuter du rôle des professionnels et des experts vis-à-vis des amateurs et comment animer des communautés autour des objets versés.

Pour tout dire, je crois que le thème du risque fut l’éléphant dans la salle. Nous y pensions tous sans réellement le nommer. L’idée de verser une sélection de contenu en lien avec une stratégie cohérente de diffusion se dégage comme la pièce maîtresse des trois initiatives. Qui plus est, le risque peut se comprendre selon ses diverses éléments, pertinents pour les professionnels de l’information: la légitimité institutionnelle ou professionnelle de la démarche de préservation et de diffusion; l’authenticité et la pertinence du matériel versé par rapport au corpus d’origine et de destination; le statut juridique des objets versés (manuscrits versus publiés) et des sujets (humains) y figurant.

Ce fut une activité riche en perspectives et en réflexions. Merci à Jean-Michel Lapointe de l’UQAM pour l’avoir organisé avec brilo !

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Analyse juridique du libre accès (mon texte dans le magazine Découvrir de l’ACFAS)

J’ai l’énorme plaisir de vous annoncer que mon texte « Analyse juridique du libre accès » est maintenant disponible dans le dossier » Recherche et communs » du magazine Découvrir de l’ACFAS.

Le plus dur fut de synthétiser un sujet aussi complexe en moins de 1000 mots ! Pour cela, il m’a fallu consolider deux pôles : le jeune docteur qui désire s’emballer autour d’un sujet et le blogueur qui aurait des formules lapidaires. Nonobstant cette tension, j’espère que le texte est digeste. Mon objectif premier est d’habiliter les éditrices/eurs de revues savantes de s’approprier le libre accès.

N’hésitez pas à verser vos commentaires sur ce billet ou me contacter avec des question, c’est le rôle du chercheur que d’être accessible pour discuter de ses recherches.

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Wikipedia à l’université: trois conférences à Montréal

Rediffusion sans modification d’un courriel lancé sur une liste de bibliothécaires du Québec:

Usages de Wikipédia en bibliothèque

Les bibliothèques universitaires québécoises vous invitent à prendre part à cette première activité d’un cycle de trois portant sur les usages des projets Wikimédia en bibliothèque.

Wikipédia, le projet le plus connu de la Fondation Wikimédia, est la ressource documentaire la plus utilisée dans le monde. Bien que cette encyclopédie soit au cœur du comportement informationnel des internautes d’aujourd’hui, rares sont les gens qui savent comment y contribuer.

Apprendre à participer à ce projet encyclopédique permet pourtant de développer des compétences cruciales en matière de littératie numérique, soit : évaluer, synthétiser et structurer l’information, collaborer au sein d’une communauté productrice de savoirs, etc. Les usages pédagogiques et bibliothéconomiques de Wikipédia sont nombreux et gagnent à être connus.

Depuis les dernières années, un nombre grandissant de bibliothécaires québécois se font les porte-étendards de ce travail de vulgarisation au sein de leur institution. Cette activité gratuite et ouverte à tous sera l’occasion de discuter des usages de l’encyclopédie libre en milieu universitaire et plus généralement dans le milieu des bibliothèques.

Informations pratiques sur l’activité

Date : 15 février 2019 de 13h à 16h

Lieu : Bibliothèque centrale de l’Université du Québec à Montréal, salle A-M204

Participation à distance https://uqam.zoom.us/s/689244567

Inscription : Les personnes intéressées à assister à l’activité en présentiel peuvent s’inscrire via

Eventbrite ou Facebook jusqu’au 14 février 2019

Voir l’affiche de l’activité

Intervenants :

Michael David Miller, bibliothécaire à l’Université McGill

Jean-Michel Lapointe, bibliothécaire à l’Université du Québec à Montréal

Pascal Martinolli, bibliothécaire à l’Université de Montréal

Animation : Marie D. Martel, professeure à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal

Activité gratuite et ouverte à tous. Café et biscuits seront offerts. Apportez votre tasse

Informations sur le cycle d’activités

La Fondation Wikimédia, un organisme à but non lucratif et à vocation éducative, mène plusieursprojets libres et collaboratifs. Ce cycle de trois activités de réflexion et de retours d’expérience vise à mieux connaître les usages actuels et possibles des projets de l’écosystème Wikimédia en bibliothèque. Notez que ces activités peuvent être suivies de façon indépendante les unes des autres.

Activité 2 : la bibliothèque multimédia Wikimédia Commons

Cette activité s’insère dans le cadre de l’exposition Conrad Poirier, photoreporter (1912-1968) : valoriser les biens communs du domaine public, qui se déroulera du 24 janvier au 31 mars 2019.

Date : lundi 25 mars 2019 de 13h à 16h

Lieu : Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal, salle C-2081

Intervenants :

Florian Daveau, archiviste à BAnQ Vieux-Montréal

Michel Champagne, archiviste à l’Université de Montréal

Lëa-Kim Châteauneuf, bibliothécaire à la Ville de Montréal

Animation : Olivier Charbonneau, bibliothécaire à l’Université Concordia

Activité 3 : la base de connaissances sémantique Wikidata

Date projetée : Début juin 2019

Lieu : Informations à venir

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Wikipédien.ne en résidence – contrat d’un an à Montréal

La Bibliothèque de l’Université Concordia (mon employeur) recrute actuellement une Wikipédienne ou Wikipédien en résidence pour un mandat d’un an. Débutant à l’hiver 2019, la résidence est d’une durée de douze (12) mois à raison d’une journée par semaine, contre une rémunération globale de 10 000 $.

En plus de travailler sur cette encyclopédie collaborative, vous aurez la chance d’organiser des formations, édit-o-thon et autres activités dans nos merveilleux locaux.

Vous avez jusqu’au 15 février pour nous faire suivre votre application – lisez l’appel de candidatures sur le site Internet de la bibliothèquehttps://library.concordia.ca/about/jobs/wikipedian-in-residence-fr.pdf

Voici un copier-coller de la description du poste:

Wikipédien ou wikipédienne en résidence

La Bibliothèque de l’Université Concordia souhaite recruter un wikipédien ou une wikipédienne en résidence, dont le mandat consistera à promouvoir les compétences numériques chez les membres de la communauté universitaire. Située à Montréal, l’une des villes les plus agréables d’Amérique du Nord, l’Université Concordia figure parmi les établissements d’enseignement supérieur les plus dynamiques du Canada. Axée sur la diversité, l’accessibilité, la responsabilité sociale et l’innovation, elle compte plus de 45 000 étudiants (dont 7 500 viennent de l’étranger) ainsi que plus de 2 000 professeurs à temps plein et à temps partiel. Elle est reconnue pour l’expérience enrichissante qu’elle offre à ses étudiants et pour son solide engagement communautaire. La Bibliothèque de l’Université Concordia offre des collections et des services essentiels à la réussite universitaire, à la création, à l’avancement du savoir et à l’apprentissage tout au long de la vie. Avec une équipe de 120 bibliothécaires, professionnels et employés de soutien qui placent la réussite des étudiants et des professeurs au cœur de leur pratique, la bibliothèque collabore à la réalisation des objectifs énoncés dans son plan stratégique ainsi que dans le cadre et les vecteurs stratégiques de l’Université.

Pour en savoir davantage sur les services et le fonctionnement de la bibliothèque, consultez la page http://library.concordia.ca/.

La Bibliothèque de l’Université Concordia s’engage à assumer un rôle essentiel en matière d’enseignement et d’apprentissage sur le campus, à contribuer à la réussite des étudiants ainsi qu’à promouvoir les ressources en libre accès et la recherche. La bibliothèque Webster, située sur le campus Sir-George-Williams, comporte un bac à sable technologique et ainsi qu’un studio de visualisation qui ont été créés dans le cadre de la récente transformation de ses espaces. La stratégie numérique de l’Université mise, entre autres, sur le renforcement des capacités et des compétences numériques de tous les membres de la communauté de Concordia. La résidence wiki à Concordia a pour objectif global de promouvoir Wikipédia et les compétences informationnelles et numériques, ainsi que d’établir un partenariat à long terme entre la Fondation Wikimédia et l’Université. Il suffit d’examiner d’autres résidences wiki ailleurs dans le monde pour constater l’ampleur des activités et des projets entrepris à ce jour.

La Bibliothèque de l’Université Concordia offrira au titulaire de la résidence wiki :

 un encadrement supervisé;

 un espace de travail pourvu du matériel informatique nécessaire;

 un accès à l’infrastructure technologique, aux ressources ainsi qu’aux collections de documents papier et numériques de la bibliothèque;

 un milieu d’enseignement et d’apprentissage pour donner des cours en petits groupes ou animer des séances destinées à des auditoires plus larges;

 des occasions d’interagir avec le personnel de la bibliothèque.

Responsabilités

 Accorder de 6 à 8 heures par semaines à la résidence – la présence sur place du titulaire est requise la majeure partie du temps.

 Cultiver un partenariat entre la communauté Wikimédia et l’Université Concordia.

 Renforcer les capacités de l’Université à collaborer avec Wikimédia dans le cadre de projets.

 Favoriser une meilleure compréhension de Wikipédia, de la médiathèque Wikimedia Commons, de Wikidata et du mouvement pour le libre accès chez les membres de la communauté de Concordia (c’està-dire les membres de l’effectif étudiant, des professeurs et du personnel, y compris celui de la bibliothèque), au moyen d’ateliers et d’activités.

 Prêter assistance aux professeurs et aux bibliothécaires qui souhaitent intégrer Wikipédia dans leurs activités d’enseignement et d’apprentissage.

 Coordonner les activités, notamment les événements rédactionnels qui réunissent sur place des membres de la communauté des wikipédiens et du personnel dans un effort concerté de création et d’amélioration du contenu.

Exigences

 Baccalauréat et trois années d’expérience de travail ou d’études dans une discipline pertinente.

 Expérience dans un ou plusieurs des domaines suivants : rédaction pour Wikipédia; contribution à la médiathèque Wikimedia Commons; participation à des projets Wikidata. Expérience souhaitable en prestation de formation dans un de ces domaines.

 Connaissance des tendances larges entourant une ou plusieurs des notions suivantes : enseignement ouvert; pédagogie ouverte; libre accès à l’information; science ouverte; libre accès au savoir; et gestion des droits d’auteur relatifs aux œuvres en usage partagé.

 Connaissance et intérêt à l’égard d’initiatives de développement de compétences numériques en milieu universitaire et dans la communauté en général.

 Expérience démontrée souhaitable en planification et en livraison de petits projets où interviennent de multiples partenaires.

 Maîtrise essentielle de l’anglais parlé et écrit. Maîtrise du français parlé et connaissance de base du français écrit souhaitables.

Financement et durée de la résidence

Débutant à l’hiver 2019 pour une durée prévue d’un (1) an, la résidence est d’une durée de douze (12) mois à raison d’une journée par semaine, contre une rémunération globale de 10 000 $.

Modalités d’offre de services V

Veuillez soumettre les documents suivants en une (1) seule pièce jointe en format PDF :

 une lettre de motivation;

 votre curriculum vitæ, lequel doit préciser votre statut en matière de citoyenneté;

 le nom, l’adresse courriel et le numéro de téléphone de trois personnes pouvant fournir des références à votre sujet.

Le dossier de candidature doit être envoyé par courriel à l’adresse library.employment@concordia.ca.

Date limite de soumission des candidatures : le vendredi 15 février 2019 à 17 heures.

Nous communiquerons uniquement avec les personnes sélectionnées aux fins d’entrevue. Les personnes qui ont des questions ou qui souhaitent obtenir de plus amples renseignements à propos du poste de wikipédien ou de wikipédienne en résidence sont invitées à communiquer avec Lorie Kloda, directrice adjointe – Planification et relations avec la communauté, à lorie.kloda@concordia.ca.

L’Université Concordia valorise la diversité au sein de son personnel et s’engage à promouvoir un accès égal à l’emploi. L’Université encourage tous les candidats qualifiés à soumettre leur candidature, incluant les femmes, les membres de minorités visibles, les Autochtones, les personnes des groupes d’orientations et d’identités sexuelles minoritaires, les personnes handicapées ainsi que toute autre personne pouvant contribuer à la diversité de notre communauté. Nous invitons les membres des groupes ci-dessus à s’identifier lors du dépôt de leur candidature.

Accès libre

Quelques ressources sur le libre accès pour les éditeurs de revues

Une petite recension sur le thème très large de le libre accès et les métadonnées juridiques pour systèmes documentaires

PLOS

Source: SPARC & PLOS: How Open is it?

SPARC

 

DOAJ

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Autour de Florence Piron : Science Afrique, SOHA, DICAMES

Il y a de ces personnes que j’ai l’honneur de côtoyer et surtout, qui m’inspirent par la passion qui anime leur démarche. Une de ces personne est la professeur Florence Piron au département de d’information et de communication de l’U. Laval. En plus d’être absolument rigoureuses, ses recherches sur la justice cognitive sont d’une envergure impressionnante quant à leur impact sur les communautés partenaires. Je ne peux vous donner q’un bref aperçu de ses efforts qui semblent sans limites:

Tu es une inspiration Florence, merci pour tout ce que tu fais !

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Visionnement du documentaire « Paywall » mardi le 23 octobre de 17h à 19h30 à l’Université Concordia

Paywall: The Business of Scholarship (Full Movie) CC BY 4.0 from Paywall The Movie on Vimeo.

Je vous invite chaleureusement au local VA-114, situé au 1395 René Lévesque Ouest de l’Université Concordia, pour visionner le documentaire Paywall: The Business of Scholarship, suivi d’une table ronde à laquelle je participerai avec d’autres collègues. Le tout s’inscrit dans la semaine du libre accès / open access week.

L’événement est gratuit mais nous vous prions de vous inscrire avant: https://www.eventbrite.ca/e/paywall-film-screening-qa-on-open-access-tickets-51308584357

Le service de communication de l’Université Concordia diffuse également un article sur le libre accès, articulant certaines stratégies mises en place par mon employeur en lien avec le libre accès.

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Notes à propos de Laborinthe (mc)

On me demande souvent ce qui vient après le doctorat… et la réponse est simple : rien. Je ne parle pas du vide laissé par la thèse, cet objet textuel qui gobe toute vitalité, mais plutôt par ce qui change dans une vie à la fin du projet. Oui, on est libéré. Oui, on peut explorer de nouvelles avenues. Mais rien n’est donné, il faut rebâtir les ponts que l’on a brûlé pour écrire…

Cette année marque un nouveau début. Le jeu Laborinthe(tm) est un de ces projets, un peu fou, où l’on sort des sentiers battus pour mieux dépasser ses limites. En fait, je ne pensais jamais être un designer de jeux vidéo! Et je me surprend à aimer créer les bases d’un jeu sérieux sur le libre accès.

(Voici une version augmentée des notes de réunion de l’équipe de conception du jeu Laborinthe(mc)O tenue le 29 janvier 2018)

J’ai toujours considéré que le libre accès aux écrits universitaires est avant tout une position morale sur la communication savante. En fait, le droit d’auteur introduit la possibilité d’une rémunération que notre société capitaliste est trop heureuse de saisir. La gratuité et son corollaire institutionnalisé, la libération des écrits, devient la position alternative, éphémère, voire marginalisée. Tout est enraciné dans l’argent et l’arbre qui produit le fruit du savoir en est entaché.

Le libre accès comme vertu donc. Il faut reconnaître les contraintes sur la chercheure universitaire, aléas du droit chemin: à la croisée du financement et de la réputation, de l’effort et de la pratique, il y a les pairs disciplinaires, la carrière, les ambitions… Comment naviguer entre l’argument moral et les contraintes de notre univers réfractaire au changement ?

En fait, tout découle de l’impact scientifique. Comment sait-on que l’on est un « bon chercheur » ? Ironiquement, il existe une infinité de contextes différents pour répondre à cette question… Explorons-en quelques-uns.

Considérons, par exemple, le contexte de ce qui est diffusé. Il persiste une sorte d’ontologie informelle pour trier les avenues de communication scientifique en fonction d’un palmarès de l’impact.

La médaille de platine va pour les textes acceptés dans les revues évalués par les pairs… mais pas toutes les revues sont sur le même pied d’égalité. Certaines sont plus lues, d’autres plus citées, tandis que une poignées de celles-ci refusent une proportion écrasante des textes qui leur sont envoyés…

Vient, ensuite, les avenues de communication dite « grise » – on parle de littérature scientifique grise – car elle est moins formelle que la publication d’articles. Il s’agit ici des actes de colloques, qu’ils soient évalués par des pairs ou non, sur invitation ou non, etc.

Puis, mentionnons les livres scientifiques. Il peut y avoir des monographies éditées, où chaque auteur propose un chapitre de livre ou un livre par un ou quelques auteurs, écrit à plusieurs mains…

Cette ontologie de la diffusion scientifique n’est pas absolue: tout dépend de la discipline. Une monographie en histoire ou en science politique est plus reconnue qu’un livre en physique puisque cette dernière évolue trop rapidement pour que l’encre ait le temps de sécher ! La discipline est donc une autre dimension à considérer, en plus du palmarès de la communication savante.

Justement, la discipline académique se distingue de la structure bureaucratique des universités. Les universités « classent » les professeurs, étudiants et diplômes selon des facultés, départements, écoles et autres fabulations technocratiques pour faciliter la gestion des l’usines à cerveaux. Là n’est pas mon propos.

Les chercheurs se considèrent autrement. Une discipline découle plutôt de la coordination des efforts de recherche au sein de sociétés savantes, colloques et autres avenues de socialisation. Plus il y a de l’activité (financement, publications, colloques, etc.) autour d’une nouvelle discipline, plus elle devient viable.

J’observe l’émergence et la formation de nouvelles disciplines académiques comme bibliothécaire depuis près de 15 ans et c’est un peu comme les débats astronomiques: on regarde des petits points flous très très loins de nous avec des outils imprécis et on tente de déterminer avec précision si ce qu’on observe est une tache sur la lentille ou un nouveau système solaire…

Ainsi, les chercheurs se trouvent « classés » dans une structure bureaucratique parfois arbitraire (un prof de cinéma spécialiste des jeux vidéo), parfois pertinente (une prof de chimie moléculaire spécialiste… de la chimie moléculaire). Ces chercheurs peuvent, par ailleurs, opter de participer à des disciplines qui ne correspondent pas toujours à leur affiliation institutionnelle directe. Tout dépend de ce que nos pairs sont capables de tolérer… ou de notre aptitude à vendre notre salade aux membres de nos département.

Soyons clairs: à l’université, tout est flou. Oui, il y a beaucoup de règles formelles (politiques, procédures, conventions collectives, formulaires, délais, etc.) mais il persiste une certaine part de liberté. Liberté académique, intellectuelle, de parole, d’association… Ces deux cadres, formels et informels, forment un système poreux, parfois inflexible et certainement difficile à gérer. C’est pourquoi on parle d’administrateurs universitaires et rarement de gestionnaires car gérer ce bazar relève de l’exploit !

Un autre point pertinent: il existe plusieurs lieux à l’université. Le premier est le bureau du chercheur, où elle bénéficie d’une certaine solitude avec ses idées si l’on ignore nos courriels. Ensuite, il y a le laboratoire pour creuser avec d’autres chercheurs, surtout des étudiants aux cycles supérieurs, les thèmes de recherche qui nous sont chers. Puis, il y a la salle de classe, où l’on enseigne à des étudiants et, parfois, l’on communique à des pairs dans le cadre de colloques scientifiques. Nous pouvons ajouter à cette liste certains autres lieux, comme la bibliothèque, au sens institutionnel (lieu de rencontre de la connaissance), ou la bibliographie au sens personnel (déclaration des sources de notre connaissance). Les revues et autres portails d’éditeurs scientifiques constituent des avenues de socialisation de notre propre recherche.

Alors, comment comprendre le libre accès à l’université où l’on doit composer avec des palmarès de la communication relatifs aux disciplines et où les contours disciplinaires sont eux-mêmes poreux ? Où les lieux sont variés, favorisant la fuite et empreints relations infinies entre les personnes et les idées ?

(Pour répondre à ces questions, je propose les pistes suivantes discutées lors de notre rencontre du 19 février 2018)

Je débute ma transcription de mes notes avec ce que nous avons fait à la fin de notre rencontre de travail, un brainstorm des lieux physiques, poétiques et virtuels à l’université:

  • Bureau du professeur, porte ouverte ou fermée
  • Écran d’écriture
  • Laboratoire d’un centre de recherche ou d’un département
  • Corridors
  • Salle de lunch, cafétéria, café étudiant
  • Gym
  • Bibliothèque
  • Bureau des bibliothécaires
  • Salle de cours
  • Toilettes
  • Dehors, pelouse, parc
  • Lieu de publication
  • Contrat d’éditeurs
  • Comité des pairs
  • Réseau social
  • Pages d’information sur les revues
  • Pages d’information sur les profils des professeurs

Ces lieux sont pertinents dans le design du jeu pour réfléchir à la temporalité – les portes entre les lieux s’ouvrent et se ferment selon la séquence des actions.

Nous avons creusé plusieurs concepts importants dans cette réunion. Les acteurs de notre jeu, leurs histoires, motivations, objectifs. Les lieux. Les actions, séquence des plans, scène à scène. Les didascalies possibles… (voir aussi notes du 26 février)

Afin de coordonner ces éléments, nous avons tenté d’identifier les mesures (de l’anglais « metrics ») à retenir pour guider les actions du joueur. Nous espérons aussi que ces mesures, un peu comme les « points de vie » ou « énergie » de certains jeux permettent de guider le joueur.

Il est impératif que les mesurer soient en lien direct avec les objectifs d’apprentissage globaux du jeu et de chacun de ses niveaux.

Le « but » global du jeu est d’augmenter la compréhension globale des enjeux du libre accès auprès des étudiants aux cycles suppérieurs. Nous articulons ce but en une mesure globale que nous nommons « probabilité du libre accès » ou P-la. Afin de créer un dispositif narratif pertinent, nous posons en antagoniste principal le directeur de recherche qui dicte une action qui n’est pas en lien avec cet objectif, c’est à dire de diffuser un texte écrit dans une avenue de communication savante qui ne permet pas le libre accès.

La probabilité du libre accès peut se décomposer en diverses dimensions ou variables:

  • La réputation de la chercheuse
  • Le financement ou l’argent restant
  • Le nombre de mots écrits (word count)
  • Le moral ou la motivation
  • (Autres?)

En se promenant et en interagissant dans le jeu, la joueuse peut faire augmenter ou diminuer ces mesures, le tout formant une sorte d’index global de la probabilité du libre accès.

Nous avons beaucoup exploré comment s’assurer que les mesures retenues soient en lien avec l’objectif d’augmenter la probabilité du libre accès. Le lien semble parfois ténu entre ces mesures et le libre accès. Il faudra définir des actions avec les personnages et les lieux du jeu pour s’assurer de l’intégrité de l’objectif d’apprentissage.

Par exemple, les actions suivantes sont désirables dans la mécanique du jeu: épier, parler (ou couter), chercher sur Internet, publier (si le moral est assez haut).

Il est clair que les mesures permettent un jeu de type « ouvert » ou à plusieurs itérations mais il n’est pas nécessairement viable de créer un tel jeu à ce moment.

Nous avons aussi parlé de comment « gagner » le jeu. Voici, grosse-modo, les moyens de diffuser un écrit en libre accès:

  • Libre accès voie or (diffusion par une revue évaluée par des pairs diffusée librement par Internet) – donc, la version finale mis-en-page est diffusée par Internet
  • OU
  • Libre accès voie verte (pre-print seulement)

Selon l’un des trois moyens suivants:

  • Par contrat d’édition qui le permet d’emblée
  • Par addenda au contrat d’édition
  • Libre accès voie verte par le paiement d’un frais d’édition (publisher access cost)

Il existe d’autres options aussi, comme écrire plusieurs versions d’un même texte pour le diffuser sur différentes plateformes. Cette option aurait un impact sur le moral, le financement et la réputation – à définir…

Lors de la réunion du 26 mars, nous avons confirmé les deux objectifs d’apprentissage du jeu:

  1. Compréhension de ce qu’est le libre accès (divers arrangements institutionnels possibles pour atteindre le but moral de la diffusion par Internet sans entraves)
  2. Comment fonctionne le système académique de l’édition savante (impact scientifique, disciplines, évaluation ou réputation)

Voici les méthodes du libre accès:

  • Vert (post-print) par contrat permissif
  • Vert (post-print) par addenda
  • Or
  • P.A.F. (Publisher access fee)
  • Pas de libre accès

Lieux:

  • Labo
  • Colloque
  • Bureau du professeur
  • Corridor
  • Bibliothèque (un livre en retard peut amener le joueur là)
  • Sites des revues savantes

Comment inclure les questions liées au facteur d’impact au libre accès ?