Le principe de l’accès
Le livre de John Willinsky, maître d’oeuvre du projet Public Knowledge Project et de la plateforme d’édition scientifique ouverte Open Journal System, est maintenant disponible en format PDF dans Internet. Voici le lien :
Le livre de John Willinsky, maître d’oeuvre du projet Public Knowledge Project et de la plateforme d’édition scientifique ouverte Open Journal System, est maintenant disponible en format PDF dans Internet. Voici le lien :
Le premier rapport du comité technique pour l’initiative de réutilisation et d’échange des archives ouvertes (technical committee of the Open Archives Object Reuse and Exchange initiative) est maintenant disponible en format PDF ou simplement à partir du site www.openarchives.org.
Aura lieu à l’Université de Padoue (Italie) le colloque Berlin 5 sur le Libre Accès, les 19-21 septembre 2007 à la ville éponyme et sous le thème « Des pratiques à l?impact : les conséquences du Libre accès sur la diffusion des savoirs. » Selon un courriel reçu à notre rédaction,
L’Université de Padoue, la Conférence des Présidents des Universités italiennes (CRUI), et la Société Max-Planck sont heureuses d’annoncer que le 5ème colloque dans la lignée de celui de la Déclaration de Berlin […] Cette rencontre veut rassembler les principaux acteurs et présenter les diverses initiatives en matière de Libre accès afin de :
– maintenir l?enthousiasme de tous ceux engagés dans ce mouvement ;
– faire le point sur les outils qui permettent le Libre accès aux données scientifiques et à la diffusion du patrimoine culturel ;
– promouvoir les stratégies efficaces qui peuvent contribuer à la construction et à la mise en oeuvre de ce nouveau paradigme de communication scientifique.
Les responsables du projet OAIster (jeu de mots signifiant « huitre » en anglais) annonce qu’il existe maintenant plus de 10 millions d’enregistrements. Cette initiative de l’University of Michigan est en réalité un cadre de partage de métadonnées de documents numériques en accès libre, versés dans des dépôts institutionnels locaux. Toutes nos félicitations aux organisateurs du projet !
La course à l’accès libre (open access) ne laisse pas indifférent, si l’on en juge d’un article récent de la vénérable revue Nature, qui est corroboré par la version web du Scientific American. Des groupes d’éditeurs scientifiques américains auraient retenus les services d’un maître du PR, les « Press Relations » ou relations médiatiques, afin de traîner dans la boue le mouvement en faveur l’accès libre à la science financée par les subventions étatiques.
L’article de Nature évoque quelques propositions lancées par le guru du spin, comme prétendre que l’accès libre à la science, surtout celle financée par les deniers publics, équivaut à de la censure. Pourquoi ? Entre autres belles formules étourdissantes dudit guru, seuls les éditeurs commerciaux seraient en mesure d’assurer un système efficace de revue par les pairs, mécanisme à la base de l’édition académique.
Bien sûr, le guru du spin contourne complètement le fait que les éditeurs commerciaux se voient assigner GRATUITEMENT les droits d’auteurs sur les textes qu’ils diffusent, malgré le fait que leur création est financée par l’argent du public. Souvent, les scientifiques participent BÉNÉVOLEMENT au processus de revue par les pairs.
L’intérêt des éditeurs commerciaux dans l’acquisition gratuite de ce monopole leur donne une position dominante sur le marché de l’information académique. Qui dit monopole dans l’accès à la science, dit invariablement censure économique puisque les éditeurs privés sont redevable UNIQUEMENT à leurs actionnaires en quête de profits. Comme quoi, le citoyen doit s’armer contre ces détournements sémantiques !
Nous ne sommes pas contre l’édition commerciale savante, loin de là. Il s’agit d’une composante nécessaire pour la diffusion de la connaissance humaine, particulièrement pour la distribution des revues en format papier. Grâce aux nouvelles technologies, de nouveaux modèles sont apparus et il convient d’établir un débat social ouvert et robuste sur cette question, particulièrement en lien avec la mission universitaire prise au sens large. Certains pourront voir dans l’effort des éditeurs commerciaux relevé par la revue Nature une stratégie douteuse sur le plan social.
Nous proposons au cybercitoyen en quête de justice informationnelle de signer la pétition présentée au Parlement européen, en faveur de l’accès libre à la science financée par les fonds publics. Elle est également présentée sur le site Cordis.
Nouvelle archive virtuelle à propos de Mozart, contenant plus de 24,000 pages !
Aura lieu, les 29 et 30 janvier 2007 prochain, la conférence intitulée : « Designing Cyberinfrastructure for Collaboration and Innovation » au National Academies Building à Washington, DC, organisée par le Committee for Economic Development, le Council on Competitiveness, la National Science Foundation, Science Commons, et l’University of Michigan.
Il s’agit de la suite d’une intiative intitulée »Advancing Knowledge and the Knowledge Economy », lancée il y a deux ans et dont les actes ont été publiés en 2006.