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ABRC CARL Bibliothécaire Universités

Comment les bibliothèques universitaires achètent-elles des livres?

Un lecteur nous a fait parvenir une question concernant le processus d’acquisition des livres en bibliothèque universitaire au Canada. Voici notre réponse. Avant tout, nous divisons sa question en deux pôles: le développement des collections puis l’allocation des budgets.

En général, le service de bibliothèque de chaque université propose des politiques de développement de collections. Il s’agit d’une indication du niveau de détail à atteindre pour tous les sujets couverts par l’institution. Donc, les bibliothécaires sont appelés à employer des guides, comme Guide for Written Collection Policy Statements de la ALA, et indiquer les « niveau de détail » à atteindre pour chaque « sujet ». Généralement, cela implique prendre une séries d’indices de classification de la Library of Congress (une artie des codes sur le côté des livres, qui représente leur sujet) et de ire si la bibliothèque détient une collection avancée, moyenne, de base etc. Ensuite, nous utilisons ce guide pour acheter les livres, un à un.

Concernant la ventilation du budget selon les disciplines, chaque institution a sa propre méthodologie, mais en général, cela implique une formule mathématique relativement fixe, où le nombre d’étudiants des divers cycles, le nombres de profs, le nombre de crédits, le nombre de prêts des livres déjà acquis et d’autres facteurs sont indiqués afin d’obtenir une allocation budgétaire par département universitaire. Ensuite, un bibliothécaire est responsable d’un ou plusieurs départements universitaires, et dépensent ces fonds selon la politique de développement de collection.

Il y a une tendance lourde qui modifie ces mécanismes, celui des collections numériques. De plus en plus, les éditeurs ou les revendeurs de contenu proposent des offres groupées (bundle) – plusieurs titres pour un prix à rabais. il est parfois (souvent) difficile d’imputer ces offres groupées à un département universitaire précis, car elles sont
multi-disciplinaires. Cela cause des changements dans la structure de la politique de développement de collection mais aussi de l’allocation
budgétaire sur la base de sujets associés aux départements universitaires.

Pour plus de détails, il serait nécessaire de contacter chaque institution pour obtenir des détails sur les méthodes locales. Par ailleurs, monsieur Onil Dupuis de la CRÉPUQ (association des universités du Québec) qui travaille étroitement avec le Sous-comité des bibliothèques. Par ailleurs, l’Association des bibliothèques de recherche du Canada, dont sont membre les grandes universités Canadiennes et quelques autres peut fournir des détails.

Canada Commerce et Compagnies Créateur Rapport et étude

Profils des artistes au Canada

La firme de recherches Hill Strategies annonce le lancement d’une étude à propos des artistes au Canada. Le communiqué indique que :

L’étude met en évidence 10 caractéristiques importantes des artistes au Canada :
1. Le revenu moyen des artistes est très faible.
2. Au Canada, un artiste typique gagne moins de la moitié du revenu typique de tous les travailleurs canadiens.
3. Le revenu des artistes a diminué, même avant la récession actuelle.
4. Même s’il y a plus de femmes artistes que d’hommes artistes, les femmes artistes gagnent beaucoup moins que les hommes.
5. Les artistes autochtones et de minorités visibles ont un revenu particulièrement faible.
6. Le rendement économique d’une instruction plus élevée est beaucoup plus faible pour les artistes que pour les autres travailleurs.
7. De nombreux artistes sont des travailleurs autonomes.
8. Il y a relativement peu de possibilités de travail à plein temps dans les arts.
9. On a remarqué une croissance considérable du nombre d’artistes depuis 1971, mais le taux de cette croissance diminue.
10. En tant que groupe, les artistes deviennent plus divers, plus âgés et mieux instruits.

L’étude, qui se base sur les données du rencensement national de 2006, est disponible à partir du site de Hill Strategies, en format PDF (FR, 49 p.)

Accès à l'information Canada Internet

Harper ignore l'accès et la diffusion libre

Jonathan Vianou nous propose un texte d’opinion dans les pages (A7) du quotidien montréalais Le Devoir à propos du budget fédéral, déposé cette semaine par le gouvernement Harper.

Selon le journaliste et ingénieur, les deniers fédéraux ignorent les besoins impératifs d’accès à internet haute vitesse des citoyens des régions éloignées du Canada puis de la diffusion libre de la documentation et des données scientifique et gouvernementales :

[B]ien qu’Internet haute vitesse soit actuellement disponible pour 80 % des Canadiens, il ne l’est pas pour environ 80 % des communautés canadiennes. Pour ces 6 millions d’individus vivant en région rurale, et parfois très éloignée, Internet haute vitesse offre des opportunités inégalées d’avoir accès à des services d’éducation à distance, de télémédecine, de commerce électronique et gouvernementaux.
[…]
Autre déception: que le gouvernement investisse près de trois milliards de dollars dans la recherche de toutes sortes, mais qu’il ne prévoit toujours pas mettre en place une infrastructure technologique permettant un libre accès aux résultats qui vont en découler. La démocratisation des résultats provenant de recherches financées publiquement est un énorme chantier qui tarde à être pris en charge.

Bravo M. Vianou pour ce texte très perspicace !

Accès à l'information Citoyen Conférence Diversité culturelle Liberté d'expression Montréal

Forum ouvert ce vendredi 30 janvier

Forum Ouvert - Avenir en chantiers - Communautique vous convie à une participation citoyenne pour l'élaboration d'un agenda collectif d'actions entourant les technologies de l'information et des communications, la citoyenneté et la démocratie.

Ce vendredi 30 janvier à Montréal aura lieu un Forum Ouvert à ne pas manquer. À partir de 13h, une série impressionnante d’intervenants vont prendre la scène pour débattre des technologies de l’information et des communications, la citoyenneté et la démocratie.

C’est donc Communautique, un phare dans cette mer numérique pour ceux qui sont malheureusement marginalisés, qui nous invite à mettre la main à la roue pour définir notre avenir numérique collectif :

Communautique vous convie à une participation citoyenne pour l’élaboration d’un agenda collectif d’actions entourant les technologies de l’information et des communications, la citoyenneté et la démocratie. L’événement aura lieu le 30 janvier 2009 de 13h15 à 19h00 au Café du Monument National [1182 St-Laurent, au sud de Ste-Catherine.]

Au plaisir de vous y voir !

Canada Films Liberté d'expression Musique

La parodie au Canada

Michael Geist, , expose le cas des employés de Postes Canada qui parodient une chanson pour enfants afin de décrier leur conflit syndical dans sa chronique dans le quotidien torontois The Star. Selon le professeur en droit à l’Université d’Ottawa,

While the creation of a protest video is not particularly noteworthy, what followed soon after is. Just as the video began to attract some attention, YouTube removed it after receiving a complaint from Canada Post alleging the video violated the company’s copyright.

The case highlights a common occurrence under United States law, which allows copyright owners to file complaints with Web hosts such as YouTube if they believe the site is hosting infringing content. Under the law, the Web host avoids liability if it immediately removes the content. No court or independent third party reviews the infringement claim since nothing more than a complaint that meets certain criteria is needed. The statutory requirements include providing a statement that the complainant has a « good faith belief that use of the material in the manner complained of is not authorized by the copyright owner, its agent or the law. »

Voici la vidéo en question :

Conférence Logiciel à code source libre Montréal

Ne manquez pas Richard Stallman cette semaine

Notre collègue Robin Millette nous informe que Richard Stallman sera à Montréal cette semaine pour quelques événements. En premier lieu, il prononcera la plénière lors de la Canadian University Software Engineering Conference (CUSEC 2009) et interviendra à Concordia au sujet du mouvement du logiciel libre et spécifiquement de la Free Software Foundation, dont il est le membre fondateur.

Canada Internet

Quelques textes du quotidien Le Devoir…

De retour à Montréal, nous avons épluché le journal Le Devoir, dont voici quelques textes d’intérêt :

«L’ADN sonore de Montréal» par Fabien Deglise les 03/04 janvier 2009 :
Des étudiants de l’Université Concordia consignent des bribes sonores de la métropole québécoise et les diffusent par Internet pour la postérité.

«Technologies numériques et crise financière» (lettre d’opinion) par Hervé Fischer les 03/04 janvier 2009 :
Le philosophe et chercheur critique la crise financière actuelle du point de vue de la dépendance des agents économiques aux informations numériques, voici une citation :

Le numérique est un excitant psychologique, un psychotrope qui abolit la résistance du réel, euphorise et invite à devenir proactif. Faut-il s’étonner alors que le jeu prenne de plus en plus de place dans ce qu’il faut bien appeler une économie imaginaire? Là où le numéraire circule à la vitesse du numériqueâ de façon quasi interchangeableâ les imaginations s’excitent et les rythmes cardiaques s’accélèrent, avec des rêves d’enrichissement facile et immédiat. Dans le domaine de la comptabilité et de la spéculation financière, comme dans le jeu vidéo, le numérique nous propose de cliquer sur le clavier sans le moindre effort, sans échange avec d’autres humains, dans la solitude et l’intimité de l’écran. Il tend à induire une créativité réactionnelle et des comportements déréalisés. Il excite le désir et neutralise le principe de réalité. Dans les jeux vidéo, on peut perdre, gagner, tuer ou être tué, sans que cela soit réel. Et dans les opérations financières, on peut de même déplacer, modifier ou créer des fichiers financiers, comme dans un jeu, en apesanteur. En spéculant, on ne devient peut-être pas tant cynique ou immoral que tout simplement joueur. On joue pour jouer, en espérant bien sûr toujours gagner. Et conséquemment, le numérique déresponsabilise. Il favorise la triche, les fausses comptabilités, les fausses stratégies et la dépendance. Et on perd la conscience des conséquences réelles, éventuellement dramatiques, de ses jeux, sans penser aux ouvriers qui vont perdre leur emploi, aux familles qui ont acheté leur maison avec des hypothèques irréalistes, aux personnes âgées qui ont placé leurs fonds de retraite dans des institutions qu’ils croyaient sécuritaires.

«L’entrevue – Une école pour les «natifs» de l’univers numérique» par Michel Dumais le 5 janvier 2009 :
Offre un sommaire d’une conférence prononcée par Marc Prensky à Montréal, auteur de l’essai numérique Digital Natives, Digital Immigrants (PDF, en).

«Médias – Prédictions… jusqu’en 2050 !» par Paul Cauchon le 5 janvier 2009 :
À propos des prédictions compilées par le Pew Internet & American Life Project et l’Elon University de Caroline du Nord: Imagining the Internet.

Comme quoi la culture libre n’attend pas le retour de votre humble blogueur…

Canada Domaine public

Bonne et heureuse année 2009 !

Et oui, vous vous en doutez bien, nous avons chômé lors de la période des fêtes. La faute revient au cadre enchanteur de la Pourvoirie Waban-Aki (pour nos ami-e-s à l’extérieur du Québec, une pourvoirie est un territoire naturel exploité pour des activités de plein-air), où nous avons passé le temps des fêtes. Par ailleurs, le Rédacteur-en-chef (et unique auteur) de CultureLibre.ca a déposé son mémoire de maitrise en droit ce lundi 5 janvier 2009 (comme de raison, ce mémoire sera versé dans une/des archive/s ouverte/s dès la fin du processus de validation). Donc, nous n’avons pas chômé tant que ça…

Enfin bref, nous profitons de ce moment pour vous souhaiter une excellente année 2009 et souligner ce billet qui nous informe des créateurs dont leurs œuvres sont maintenant dans le domaine public au Canada.