Internet | Page 2

Créateur Droit d'auteur Internet

Quelques idées pour la structure du cours COM 5003 Création web et propriété intellectuelle

pour dire simplement, il y a trois axes fondamentaux dans le cours Création web et PI: la technologie (création & plateformes), le droit (surtout le droit d’auteur) et les enjeux (sociaux/culturels/politiques). Voici quelques pistes pour déconstruire ces éléments:

Outils et technologies

  • Qu’est-ce qu’un site Internet? Un serveur? Un courriel? Un lien?
  • Les réseaux sociaux
  • Les médias sociaux : blogues, wikis et les fils rss
  • Votre téléphone comme machine à droit d’auteur: documents multimodaux: son, image, video
  • Les moteurs de recherche, les algorithmes de recommendation et de pertinence, SEO
  • Les chaînes de blocs

Cadres juridiques

  • Les grands domaines de la PI: au fédéral (brevets, design, marques de commerce, droit d’auteur) et au provincial (secret, image, réputation, droit civil, liberté d’expression, poursuites bâillons). Régimes hybrides: renseignements personnels, accès aux documents
  • Les piliers de toute propriété intellectuelle: exclusion/autorisation/consentement; exceptions; institutions
  • L’exclusion et les processus d’autorisation ou de consentement
    • concessions: contrats, cessions, licences… permission écrite/verbale!
    • La différence en posséder un droit et avoir le droit
    • Les licences des grandes plateformes numériques et votre PI
    • Les sociétés de gestion collective
  • L’utilisation équitable et les autres exceptions au droit d’auteur
  • Institutions: statut de l’artiste, dépôt légal, droit de prêt public, quotas de contenus
  • La mise en demeure et les recours juridiques. Les petites créances.

Enjeux sociaux, culturels et politiques de l’expression artistique, culturelle, créative… et citoyenne

  • Les classifications professionnelles et industrielles : les arts vivants et de la scène; les arts visuels et plastiques; les domaines de l’édition et de la publication; la production cinématographique les logiciels et les jeux vidéo
  • … et puis le web dans tout ça?
  • Le copyleft, les licences libres et le domaine public
  • L’appropriation, le remix et la mise à disposition non-commerciale
  • Quel décorum pour les espaces publics numériques? Les influenceurs, les trolls et autres licornes
  • La disruption et l’innovation technologique

Pistes pour les travaux pratiques

Voici quelques idées pour les travaux pratiques:

  • S’abonner à un fil RSS et générer un fichier OPML. L’envoyer au professeur par un site de partage de fichiers(ou une option de framasoft). Le premier travail pratique consistera à découvrir des outils technologiques pour faciliter l’accès à ces billets. Voici l’adresse pour la catégorie où seront diffusés les billets contenant les capsules, nouvelles et autres éléments reliés au cours pendant le semestre: https://www.culturelibre.ca/tag/com5003/
  • Consigner la proposition pour le travail final dans une page du forum dans Moodle. Les étudiant.e.s seront invités à commenter les travaux des autres par le forum Moodle en échange de points de participation.
  • Trouver des images libre de droit pour le travail final: Wikimedia Commons & Google Image Search & flickr & caméra personnelle
  • Configurer un compte Zotero et consigner la bibliographie du travail final. exporter le fichier en format RIS pour le partager avec le prof. Option de diffuser ouvertement sa bibliothèque Zotero.
  • Créer des supports pour la présentation finale. La diffusion publique finale du travail de session sur culturelibre.ca sera optionnelle (la page peut être protégée par mot de passe).
Internet OMPI

Exposition virtuelle sur l’intelligence artificielle en PI

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), annonce la diffusion d’une exposition virtuelle consacrée à l’intelligence artificielle en propriété intellectuelle. Selon cette agence de l’ONU chargée de la PI:

Cette exposition met en avant des exemples d’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’art, la musique, la technologie et le divertissement et pose un certain nombre de questions aux visiteurs afin de les aider à établir un lien avec les questions qui en découlent pour les systèmes de propriété intellectuelle existants.  Sont notamment présentés des œuvres d’art créées par le robot humanoïde artiste Ai-Da, une chanson ayant remporté l’AI Song Contest (un concours international de chansons créées par intelligence artificielle) et un jeu à travers lequel un réseau neuronal tente de reconnaître ce qui se cache derrière des griffonnages.

Source: OMPI

Je tiens à vous confirmer que ce blogue est encore et toujours maintenu par un humain, aussi dévoué que compulsif. Ceci dit, je me demande s’il m’est possible de développer un algorithme apprenant pour générer ces billets… avec le corpus que j’ai généré depuis le début de ce carnet, j’ai probablement un corpus suffisant pour entraîner un roboblogueur. Peut-être je devrais débuter ce projet en dressant un chien… pour me faire la main et tester mes capacités…

Canada Internet Rapport et étude

Comment bâtir un meilleur Internet au Canada, un rapport de l’ACEI

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), dévoile un rapport très inquiétant sur les perceptions qu’ont les Canadiens de leur expérience numérique par Internet. L’ACEI (ou CIRA en anglais) gère les noms de domaines « .ca » et je suis membre de cette organisation à but non lucratif depuis très longtemps.

Fausses nouvelles, gestion du traçage par les données massives, intelligence artificielle et autres questions numériques figurent parmi les questions évoquées par les auteurs de ce rapport, intitulé Les Canadiens méritent un meilleur Internet.

Droit Internet Standards

Est-il possible de « designer » le droit ?

Le chercheur est souvent appelé à identifier et expliquer ses choix intellectuels. En droit, je considère que le premier exercice réflexif consiste à comprendre à quelle famille intellectuelle l’on s’identifie. Je crois qu’il en existe trois principales familles intellectuelles: naturaliste, positiviste et pluraliste. Les naturalistes considèrent que la source du droit découle de la condition naturelle des humains et s’exprime surtout dans les grandes déclarations à saveur constitutionnelles, comme les droits fondamentaux, etc. Les positivistes considèrent que le droit provient de l’écrit découlant du processus législatif et jurisprudentiel, l’analyse positiviste est un moyen de découvrir le droit édicté. Les pluralistes, quant à eux, considèrent qu’il faut observer les institutions, organisations et agents d’un système socioéconomique pour comprendre le droit qui les gouvernent, bien au-delà de l’ordre régalien.

Personnellement, je suis franchement dans le pluralisme, d’autant plus que les objets qui m’intéressent, les documents et les communautés qui les utilisent, se trouvent plus souvent qu’autrement numérisés. Il est plus pertinent d’utiliser l’outil pluraliste dans ce contexte car j’observe l’émergence de droits via les relations contractuelles.

Il y presque deux ans, j’ai collaboré avec des professeurs en design et en informatique afin de voir si l’on pourrait partir de la théorie pluraliste en droit, comme cadre théorique et conceptuel au sens large, afin d’y greffer une méthodologie en design participatif (participatory design, spécifiquement le requirements engineering approach). Le contexte technologique consiste à identifier des métadonnées juridiques afin de bâtir un système interopérable, évolutif et ouvert dans la chaîne de diffusion culturelle, comme en utilisant des technologies de chaînes de blocs et des algorithmes apprenants. Cette approche peut s’appliquer à divers environnements, comme les bibliothèques ou les réseaux sociaux, où évoluent divers agents et objets à l’étude.

Je suis tombé par hasard sur ces notes et je partage avec vous les sources qui m’ont été suggéré à l’époque, voir ici-bas. Je crois que certaines conceptualisation du droit, surtout celles de l’école pluraliste (systémique, cybernétique, réseaux) permettent aux agents de designer un régime juridique, tout comme elles peuvent co-concevoir un système technologique. Il s’agit, bien sûr, d’un domaine de recherche encore relativement vierge !

Sources:

Muller, M. J. Participatory design: The third space in HCI. In J. A. Jacko and A. Sears (Eds.), The Human Computer Interaction Handbook: Fundamentals, Evolving Technologies and Emerging Applications, Lawrence Erlbaum, Mahwah, NJ, 2002, 1051–1068.

Muller, Michael J.,  Sarah Kuhn. 1993. Participatory design. Commun. ACM 36, 6 (June 1993), 24-28. DOI=http://0-dx.doi.org.mercury.concordia.ca/10.1145/153571.255960 

Vines, John, Rachel Clarke, Peter Wright, John McCarthy, and Patrick Olivier. 2013. Configuring participation: on how we involve people in design. In Proceedings of the SIGCHI Conference on Human Factors in Computing Systems (CHI ’13). ACM, New York, NY, USA, 429-438. DOI: https://doi.org/10.1145/2470654.2470716

Critique France Internet Livre et édition

Mon ami Sartre

Il me restait quelques moments avant de terminer ma journée, quelques minutes tout au plus, juste assez pour repasser les missives reçues par courriel pour m’assurer que je n’ai pas complètement négligé ma correspondance. Et je suis tombé sur ce message, sans mots autre qu’un hyperlien, de ma propre plume, à moi même.

Il s’agit du message parfait pour meubler ces instants où le soleil d’automne vacille vers le crépuscule. Le voici:

http://figura-concordia.nt2.ca/appel-raconter-linternet

Ah oui, il s’agit d’un appel de communication de mes collègues en littérature – un domaine que je considère comme prioritaire pour partager mes résultats de recherche en droit d’auteur numérique… dans l’appel, une phrase en particulier m’accroche, une référence directe à Jean-Paul Sartre:

Cette journée d’étude vise à réfléchir à la présence du numérique dans le roman et à ses implications sur l’imaginaire contemporain. Les interventions, que nous souhaitons fondées sur des études de cas, chercheront à émettre quelques hypothèses sur ce que « peut » la littérature, pour reprendre la célèbre formule de Sartre, lorsque confrontée aux effets sémiotiques ou rhétoriques des innombrables dispositifs, applications, réseaux et logiciels qui balisent désormais le quotidien.

Tiens, une célèbre formule de Sartre ? Quid… Mon le duo Google-Wikipedia me lancent sur la trace de l’essai Qu’est-ce que la littérature ? que je retrouve sous mes pieds (oui, oui, je travaille au 5e de ma bibliothèque universitaire et le livre est classé au 4e).

Il faut dire que le moment s’est envolé et j’ai réellement manqué mon train… assis sur ma chaise, je savoure cette édition ancienne, éphémère, où chaque page semble sur le point de se sublimer en nuage de poussière !

Je trouve beaucoup de perles, fragments de pensées attrapées par butinage paresseux. Je saute à la section « Pour qui écrit-on ? » de l’essai en question et je découvre ces mots, à la page 128-9:

L’écrivain consomme et ne produit pas, même s’il a décidé de servir par la plume les intérêts de la communauté. Ses oeuvres restent gratuites, donc inestimables ; leur valeur marchande est arbitrairement fixée. […] Au fond on ne paie pas l’écrivain : on le nourrit, bien ou mal selon les époques. Il ne peut en aller différemment, car son activité est inutile : il n’est pas du tout utile, il est parfois nuisible que la société prenne conscience d’elle-même. Car précisément l’utile se définit dans les cadres d’une société constituée et par rapport à des institutions, des valeurs et des fins déjà fixées.

Je viens de trouver ma lecture de chevet pour les prochaines semaines…

Internet Québec

Jeunes canadiens, internet et YouTube

Je désire souligner la parution de deux études concernant l’appropriation des nouvelles technologies au Québec et au Canada.

La première est la plus récente livraison d’une longue série d’études intitulée NETendances de la part du CEFRIO, un organisme de recherche: Le portrait numérique des foyers québécois en 2017 : Usage du Web, médias sociaux et mobilité.

La seconde est la suivante:

Rebecca Raby, Caroline Caron, Sophie Théwissen-LeBlanc, Jessica Prioletta & Claudia Mitchell. « Vlogging on YouTube: the online, political engagement of young Canadians advocating for social change » Journal of Youth Studies Vol. 20 , Iss. 10
http://dx.doi.org/10.1080/13676261.2017.1394995

Selon l’articule diffusé par l’équipe de recherche:

L’équipe de recherche dirigée par la professeure Caroline Caron vient de publier dans la revue Journal of Youth Studies un portrait de la présence canadienne des vlogueurs adolescents sur la plateforme YouTube. Les résultats montrent que la diffusion de vidéoblogues (vlogues) est une stratégie participative novatrice employée par certains adolescents et adolescentes afin de défendre des causes et promouvoir le changement social. Ces nouvelles pratiques sociales chez les jeunes participent à la mutation des formes de l’engagement civique et de la participation politique, qui est étroitement liée au développement des technologies numériques. Les résultats présentés dans l’article ébranlent certaines représentations sociales qui reposent sur l’hypothèse dune apathie politique généralisée chez les jeunes.

Neutralité

Le CRTC lance une consultation sur la neutralité du net

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) lance aujourd’hui une consultation publique sur la « neutralité des forfaits de données Internet » – c’est à dire la neutralité du net.
Cette consultation est d’une importance capitale pour maintenir un accès impartial et ouvert au réseau. Par exemple, il se peut que votre fournisseur d’accès Internet vous impose un frais additionnel pour utiliser votre plate-forme vidéo sur demande favorite aux heures de grande écoute.
Voici le commentaire que je viens de verser dans le formulaire du CRTC:

Il est essentiel de maintenir une tarification des forfaits de données Internet qui ne fluctue pas avec le temps ou avec le site/service consulté. 

Internet est un bien public, au sens économique du terme. Moduler les tarifs selon les sites ou la période du jour créé une situation inéquitable et limite le potentiel économique et social d’internet. Il s’agit du même genre de situation que la tarification unique du système postal canadien. Une tarification inmodulable génère des externalités positives du point de vue de l’utilisation d’internet et permet aux Canadiennes et Canadiens d’accéder à Internet librement et ouvertement.

Il faudrait plutôt imposer aux sociétés de télécommunication un investissement dans leurs infrastructures afin de répondre à la demande aux heures de pointe. 

Canada Citoyen Internet Publication

Que font les canadiens dans Internet ?

Deux études récentes proposent des pistes intéressantes quant à l’utilisation d’internet par les Canadiens. Ceux-ci s’ajoutent à l’excellente étude NETend@nce du CEFRIO.

En premier lieu, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a récemment annoncé la diffusion du Rapport de surveillance sur les communications de 2014. Ce rapport annuel mesure les habitudes médias des Canadiens.

On y apprend, entre autres, que les foyers canadiens dépensent en moyenne 191 $ par mois en services de communication (télévision, téléphonie résidentielle, services sans fil et Internet) et que 83 % des Canadiens de 18 ans et plus possédaient un téléphone cellulaire, 62 % avaient un téléphone intelligent et 39 % utilisaient des tablettes pour communiquer. Par ailleurs, ce rapport couvre le secteur des télécommunications et des médias – les radios se portent particulièrement bien.

Google nous offre une autre étude pertinente, la Consumer Barometer, qui offre des profils par pays (ici, le Canada) mais aussi la possibilité de bâtir nos propres graphiques. Merci à Triplex de m’avoir fait découvrir Consumer Barometer.