Europe | Page 15
Parlo io d’accesso libero
Aura lieu à l’Université de Padoue (Italie) le colloque Berlin 5 sur le Libre Accès, les 19-21 septembre 2007 à la ville éponyme et sous le thème « Des pratiques à l?impact : les conséquences du Libre accès sur la diffusion des savoirs. » Selon un courriel reçu à notre rédaction,
L’Université de Padoue, la Conférence des Présidents des Universités italiennes (CRUI), et la Société Max-Planck sont heureuses d’annoncer que le 5ème colloque dans la lignée de celui de la Déclaration de Berlin […] Cette rencontre veut rassembler les principaux acteurs et présenter les diverses initiatives en matière de Libre accès afin de :
– maintenir l?enthousiasme de tous ceux engagés dans ce mouvement ;
– faire le point sur les outils qui permettent le Libre accès aux données scientifiques et à la diffusion du patrimoine culturel ;
– promouvoir les stratégies efficaces qui peuvent contribuer à la construction et à la mise en oeuvre de ce nouveau paradigme de communication scientifique.
Obsédés textuels
Nous avons aimé le nom réservé aux panelistes d’une table ronde qui se tiendra à Lille le 9 février 2007 de 14h à 19h : les obsédés textuels ! Voici les participants :
Sébastien Bailly
Eric Delcroix
Jean-Marc Hardy (également Rédaction.be)
Gilles Klein
Xavier de Mazenod (également de Adverbe.com)
Nous vous proposons le site du Grand dictionnaire de l’Office québécois de la langue française, particulièrement pour des termes francophones de tous ces néologismes de l’arène numérique… Virtuellement vôtres 😉
Art ou vandalisme ?
Cas insolite en France, selon Le Monde,
Le 4 janvier 2006, Pinoncelli, 77 ans, a été arrêté au Centre Pompidou, à Paris, et placé en garde à vue, après avoir ébréché à coups de marteau [l’oeuvre] la Fontaine de Duchamp, justement. Il y avait aussi inscrit, partie essentielle selon lui de son action, le mot « Dada ».
M Pinoncelli prétend qu’il a créé une oeuvre dérivée à partir de celle exposée… artiste ou vandale ?
Alerte au sophisme !
La course à l’accès libre (open access) ne laisse pas indifférent, si l’on en juge d’un article récent de la vénérable revue Nature, qui est corroboré par la version web du Scientific American. Des groupes d’éditeurs scientifiques américains auraient retenus les services d’un maître du PR, les « Press Relations » ou relations médiatiques, afin de traîner dans la boue le mouvement en faveur l’accès libre à la science financée par les subventions étatiques.
L’article de Nature évoque quelques propositions lancées par le guru du spin, comme prétendre que l’accès libre à la science, surtout celle financée par les deniers publics, équivaut à de la censure. Pourquoi ? Entre autres belles formules étourdissantes dudit guru, seuls les éditeurs commerciaux seraient en mesure d’assurer un système efficace de revue par les pairs, mécanisme à la base de l’édition académique.
Bien sûr, le guru du spin contourne complètement le fait que les éditeurs commerciaux se voient assigner GRATUITEMENT les droits d’auteurs sur les textes qu’ils diffusent, malgré le fait que leur création est financée par l’argent du public. Souvent, les scientifiques participent BÉNÉVOLEMENT au processus de revue par les pairs.
L’intérêt des éditeurs commerciaux dans l’acquisition gratuite de ce monopole leur donne une position dominante sur le marché de l’information académique. Qui dit monopole dans l’accès à la science, dit invariablement censure économique puisque les éditeurs privés sont redevable UNIQUEMENT à leurs actionnaires en quête de profits. Comme quoi, le citoyen doit s’armer contre ces détournements sémantiques !
Nous ne sommes pas contre l’édition commerciale savante, loin de là. Il s’agit d’une composante nécessaire pour la diffusion de la connaissance humaine, particulièrement pour la distribution des revues en format papier. Grâce aux nouvelles technologies, de nouveaux modèles sont apparus et il convient d’établir un débat social ouvert et robuste sur cette question, particulièrement en lien avec la mission universitaire prise au sens large. Certains pourront voir dans l’effort des éditeurs commerciaux relevé par la revue Nature une stratégie douteuse sur le plan social.
Nous proposons au cybercitoyen en quête de justice informationnelle de signer la pétition présentée au Parlement européen, en faveur de l’accès libre à la science financée par les fonds publics. Elle est également présentée sur le site Cordis.
Enleminures numérisées
Nous collègues en France nous propose un nouveau site : www.manuscritsenlumines.fr. Selon le communiqué,
Fruit d’un partenariat entre l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS), la Sous-direction des bibliothèques et de l’information scientifique (MENESR), la Bibliothèque nationale de France et la Direction du livre et de la lecture (MCC), elle présente :
– la base Enluminures , pour les bibliothèques municipales
– la base Liber Floridus, pour les bibliothèques relevant de l’enseignement supérieur
– la base Mandragore, pour le département des manuscrits de la BnF.Au total, ces trois bases proposent la consultation d’environ 150 000 notices accompagnées de reproductions d’enluminures.
Penser au libre en bibliothèque
Liens pérennes
Voici une étude intéressante (en, pdf, 50 p.) :
Implementing Persistent Identifiers. Overview of concepts, guidelines and recommendations
Hans-Werner Hilse and Jochen Kothe
ISBN 90-6984-508-3Traditionally, references to web content have been made by using URL hyperlinks. However, as links are ‘broken’ when content is moved to another location, a reference system based on URLs is inherently unstable and poses risks for continued access to web resources. To create a more reliable system for referring to published material on the web, from the mid-1990s a number of schemes have been developed that use name spaces to identify resources, enabling retrieval even if the location on the web is unknown.
A recently published report explains the principle of persistent identifiers and helps institutions decide which scheme would best fit their needs. It discusses Handles, Digital Object Identifiers (DOIs), Archival Resource Keys (ARKs), Persistent Uniform Resource Locators (PURLs), Uniform Resource Names (URNs), National Bibliography Numbers (NBNs), and the Open URL, providing examples and extensive references for each.
The report was written by the Research and Development Department of the Goettingen State and University Library (Niedersächsische Staats- und Universitätsbibliothek Göttingen) at the request of the Advisory Task Group (ATG) of the Consortium of European Research Libraries. It is co-published by CERL and ECPA.
Pour les romantiques, une copie papier peut être commandée au prix de 40 euros auprès de :
European Commission on Preservation and Access (ECPA)
c/o Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences
P.O. Box 19121, NL-1000 GC Amsterdam, The NetherlandsAdresse civique : Trippenhuis, Kloveniersburgwal 29,
NL-1011 JV Amsterdam, The Netherlands
tel. ++31 – 20 – 551 08 39 fax ++31 – 20 – 620 49 41
http://www.knaw.nl/ecpa/
Pas de réforme pour la copie privée
La Commission européenne a lancé un projet de réforme des prélèvements du droit d’auteur en juin dernier, selon une dépêche invitant les concernés à faire suivre leurs commentaires. D’ailleurs, les mémoires soumis sont diffusésdans Internet.
Pour le reste, nous vous invitons à visiter le site de la Commission européenne concernant le droit d’auteur et droits voisins.
L’économie de l’immatériel
Après le Gowers Review, c’est au tour du gouvernement français de nous livrer un rapport de 187 pages traitant de L’économie de l’immatériel.
